LA VÉRITÉ SUR LES IMPÔTS À PRUNELLI : DES ENGAGEMENTS NON TENUS, DES CHIFFRES QUI PARLENT D’EUX-MÊMES
Depuis le début de la mandature, la majorité répète que la commune aurait « préservé le pouvoir d’achat » et n’aurait « jamais augmenté les impôts locaux ». Pourtant, les documents officiels – ceux de la commune et ceux de la Chambre régionale des comptes – montrent une situation très différente.
1. DES TAUX “BAS”... QUI NE VIENNENT PAS D’EUX
Le taux communal de taxe foncière est effectivement bas.
Mais ce taux n’est pas le résultat de l’action de la majorité actuelle : il provient des mandatures précédentes, qui avaient fait le choix d’une fiscalité modérée et stable pendant des années.
2. UN ENGAGEMENT CLAIR EN 2020 :“PAS D’AUGMENTATION D’IMPÔTS”
Dans leur programme 2020, on pouvait lire en toutes lettres : « PAS D’AUGMENTATION D’IMPÔTS ».
Dans U Nutiziale, le maire réaffirmait encore récemment : « Nous n’avons jamais eu recours à une hausse des impôts locaux depuis le début de cette mandature. »
Ces engagements étaient simples et sans ambiguïté.
Dès lors, une question légitime se pose : comment expliquer que ces affirmations soient en contradiction directe avec les chiffres officiels ?
3. QUE MONTRENT LES CHIFFRES PUBLICS ?
La Chambre régionale des comptes (CRC) établit un constat net :
- +31 % de recettes fiscales entre 2018 et 2022.
- Une augmentation due principalement à la revalorisation des bases, et aussi à une hausse du taux en 2022 (de 17,78 % à 19,50 %).
- Un contrat signé en 2021 avec un cabinet pour optimiser les bases fiscales.
- Et une volonté affirmée par la commune de poursuivre ce travail.
À l’inverse, la revalorisation nationale décidée par l’État sur la même période n’est que de +8,2 %.
La différence – plus de +22 points – provient donc principalement de décisions locales.
Et il est important de rappeler que ces chiffres ne sont pas une opinion politique : ce sont les constats d’une institution indépendante, la Chambre régionale des comptes.
Extrait cour des comptes
4. L’ÉPISODE DU VOTE DES TAUX EN 2022 : UNE CONFIANCE TROMPÉE
Lors du ROB 2022, la majorité affirmait clairement que les taux n’augmenteraient pas.
Quelques semaines plus tard, en séance, elle a présenté une hausse du taux du foncier bâti comme indispensable, en évoquant une perte de « centaines de milliers d’euros » si rien n’était fait.
Face à ces informations, nous avons voté en confiance, pensant protéger les finances communales.
La réalité vérifiée ensuite est que la perte annoncée était largement surestimée et qu’elle aurait été bien moindre.
Après une telle différence entre ce qui nous a été annoncé et la réalité, nous ne nous fions plus aux déclarations de la majorité : désormais, nous ne votons qu’après avoir contrôlé chaque information.
5. POURQUOI LES HABITANTS ONT-ILS PAYÉ PLUS ALORS QUE LES TAUX SEMBLAIENT STABLES ?
Parce qu’il existe deux façons de faire augmenter l’impôt : en augmentant les taux (ce qui a été fait en 2022) ou en augmentant les bases (ce qui a été fait chaque année depuis 2021).
La CRC montre que la commune a optimisé les bases via un cabinet privé, a poursuivi ce travail et a ainsi généré la majeure partie de la hausse.
Résultat : même avec un taux affiché comme “stable”, l’impôt payé par les habitants augmente dès que les bases augmentent.
À aucun moment les habitants n’ont été clairement informés de ces hausses de bases, alors qu’elles ont fortement augmenté le montant réel de leur impôt.
6. POURQUOI CELA POSE PROBLÈME ?
Parce que la majorité communique : sur un taux “inchangé” ou sur un chiffre de 195 € par habitant sans expliquer la vraie mécanique fiscale.
Ces chiffres, présentés isolément, donnent une image flatteuse, mais ne reflètent pas la réalité vécue par les propriétaires.
Les faits sont pourtant simples : les taux étaient plus bas avant eux, ils s’étaient engagés à ne pas augmenter les impôts, ils ont augmenté les bases tous les ans depuis 2021 (ainsi que le taux en 2022), les recettes fiscales ont bondi de +31 % de 2018 à 2022 (source Cour des comptes).
Notre engagement : la transparence fiscale !
Notre position est claire : une fiscalité lisible, assumée et expliquée.
Une commune bien gérée doit dire la vérité, respecter la parole donnée, et permettre à chacun, grâce à une information complète, de se forger sa propre opinion.